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Vous êtes de plus en nombreux a visiter notre blog. Un grand merci a tous pour votre soutient et tous vos commentaires qui ne font que m’encourager pour la suite de cette aventure qui me prend beaucoup de temps et ne me permet pas toujours de répondre a tout le monde. Mais sachez que tous vos encouragements me vont droit au cœur !! MERCI !!!
L’excursion au lac Vaihiria nécessite une journée complète. Le lac est accessible par la route traversière après 3 bonnes heures de 4x4. Le lac culmine à 473 m d’altitude.
Dans un premier temps, nous traversons la vallée de la Papenoo en admirant toujours les cascades, le faune et la flore.
Les pailles-en-queue nous font un petit coucou au début de notre périple. Le paille-en-queue ou phaéton a bec jaune est un oiseau de mer qui reste près des cotes pendant la saison de reproduction. Il est présent surtout dans les iles hautes ou il fréquente des falaises abruptes de l’intérieur des terres. Il se nourrit de céphalopodes et de poissons captures en plongeant parfois très haut. Les adultes ont le plumage entièrement blanc avec une barre noire en diagonale sur la face postérieur des ailes. Ces barres forment un V caractéristique.
Avant la traversée du tunnel, nous longeons une série de falaises formant un véritable mur de cascades... impressionnant !
La route nous permet d’avoir une vue plongeante sur le cratère et la vallée de la Maroto.
On peut avoir la chance de croiser un ptilope de la société. Cette espèce endémique de la Polynésie française est présente sur toutes les iles hautes de l’archipel de la société a l’exception de Maiao et Mehetia. Elle est absente des atolls. Sa population est en déclin mais reste encore bien représentée. Le busard de Gould, les rats et les chats sont sans doute responsables de cette diminution des effectifs.
Au bout, la vallée de Vaihiria est accessible par une route construite en 1980 pour les travaux hydroélectriques. La randonnée a pied est très belle. La route devient traversière en passant par un tunnel creuse sous le col Urufau, au pied duquel se trouve le lac.
Pierre Loti écrit en 1872, alors que l’accès au lac n’était possible qu’a pieds : « Dans une excursion de 2 jours en compagnie du chef Tehaupoo, j’ai vu ce lac Vaihiria qui inspire aux indigènes une spiritueuse frayeur. Une nuit, nous avons campe sur ses bords. C’est un site étrange, la route est longue et difficile, les abords étranges et déserts. A milles mètres de hauts, une mer morte perdue dans les montagnes du centre, tout autour des mornes hauts et sévères découpent leurs silhouettes aigues dans le ciel du soir. Une eau froide et profonde que rien n’anime, ni un souffle de vent, ni un bruit, ni un être vivant, ni seulement un poisson…Autrefois, dit le chef Tehaupoo, de tupapau (esprits) d’une race particulière descendaient la nuit des montagnes et battaient l’eau de leurs grandes ailes d’albatros. »
Le lac Vaihiria est, à 473 m d’altitude, un lac d’effondrement, de 400 m de long et 25 m de profondeur en son milieu. On peut y voir des canards qui volent et nichent aux bords du lac. Ces canards a sourcils sont présents dans les iles de la société et les australes dans les zones humides. C’est le seul canard sauvage qui se reproduit à Tahiti. Le nid est construit dans le creux d’un arbre ou dan une dépression du sol et est forme par un assemblage d’éléments végétaux. Il est ensuite garni de duvet. C’est un oiseau largement distribues dans le Pacifique ouest (Indonésie, Australie, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Cook…). Leur nombre est faible et en déclin.
Le cirque du lac est magnifique sur les pentes externes du vieux cratère entre les fiers sommets de la caldeira, le Tetufera (1799 m) a gauche et l’Urufa (1493 m)a droite, superbes falaises verticales, et leurs contreforts qui entourent le lac avant d’encaisser la vallée en aval.
Malheureusement, pour l'instant, la traversée de l’ile s’arrête au lac car le passage en voiture est refuse par certains propriétaires terriens.